Juge ma clairvoyance

Ça va mal.

C’est ce qu’on s’est dit le 7 avril au soir, quand Philippe Couillard est devenu le 31e premier ministre du Québec, balayant du revers de la main toute forme d’opposition. Comme ça, sans aucune résistance, les voleurs sont de retour dans le temple. Et ils y sont pour y rester.

Ce soir là, on s’est mis à faire des prédictions. Plusieurs mois plus tard, plusieurs de ces prédictions ce sont avérées.

  • Pierre-Karl Péladeau succédera à Pauline Marois à la tête du Parti Québécois sans avoir à lever le petit doigt.
  • François Legault se lassera de plus en plus de sa CAQ moribonde.
  • Malgré l’élection d’une troisième députée à l’Assemblée Nationale, Québec Solidaire restera dans les faits un parti bâillonné et impuissant.
  • Quant à Option nationale, une grande part de ses membres resteront assis entre deux chaises, contemplant PKP et guettant ses moindres faits et gestes à l’affût de la moindre parcelle d’espoir.

Dans ce curieux contexte, Péladeau s’impose comme un pilier d’espoir et de lumière étincelante, prêt à mener la charge contre les forces du mal qui paralysent notre destin et saccagent notre patrimoine.

Le scénario est simple. On attend que notre nouveau messie soit confirmé dans ses fonctions. Ensuite, on attend qu’il devienne premier ministre en 2018. On croit que c’est automatique. Il est riche et ambitieux. Je l’admets, c’est deux qualités qui ont prouvé leur utilité en politique.

Je ne saurais prédire si Pierre-Karl Péladeau portera son parti au pouvoir en 2018. Ça ne m’importe peu. Parce que pendant que le Québec entier a les yeux rivés sur cette lointaine bouée, c’est l’escouade du saccage qui est aux commandes. En attendant la chevauchée héroïque d’un hypothétique paladin, notre nation a le genou à terre et la nuque inclinée. Nous pataugeons à quatre pattes dans le gaz et le pétrole, impuissants à prendre quelque décision que ce soit quant à notre avenir, notre place dans le monde ou l’utilisation de nos ressources. Les mains liées, nous laissons des voisins patibulaires décider pour nous comment doit être dépensé notre argent pendant que nos représentants élus détruisent consciencieusement notre réseau de santé, notre système d’éducation, notre économie, nos emplois et notre filet social sous les applaudissements béats d’une poignée de médiocres penseurs qui sévissent dans les pages du Journal de Montréal.

Le feu est pris et on le sait. Mais dans les chaumières, les gens haussent les épaules. “Péladeau 2018!” qu’ils incantent. Le problème c’est que les formules magiques ça ne marche pas dans la vraie vie, n’en déplaise aux croyants et aux homéopathes.

Je cherche des yeux la moindre lueur d’espoir, mais je n’en vois pas. J’ai peur de notre avenir. Nous avons oublié de nous faire confiance, de croire en nous. Nous avons confié les clés de la ville à des idéologues qui justifient leurs magouilles en brandissant quelque épouvantail terrifiant. Nous sommes des villageois terrifiés qui attendent la venue d’un chevalier étincelant qui bannira le mal de nos terres. Tant pis s’il faut l’attendre longtemps. Il viendra. Il a promis.

Nous avons oublié la signification de la démocratie. Le peuple doit détenir le pouvoir légitime. Ensemble, nous sommes assez forts pour être maîtres de notre destin. Mais le peuple attend le messie et pendant ce temps là,  les voleurs s’en mettent plein le bide en riant.

***

J’ajouterais seulement qu’une belle cohorte de gens passionnés ont répondu à l’appel de Mario Beaulieu. Je suis content. Je n’ai rencontré qu’à deux reprises mais j’ai confiance en lui – malgré le portrait clownesque que les médias d’opinion ont tenté de lui crayonner. Il y a une lueur d’espoir de ce côté là. Ce n’est pas un messie ni un paladin. Seulement un leader inspirant entouré d’autres leaders inspirants. C’est admirable. Malheureusement, Ottawa est bien loin. Le Bloc Québécois a ce qu’il faut pour affronter l’ennemi là-bas. Nous manquons malheureusement de conviction pour tenir tête à l’ennemi ici.

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Juge mes portes

Vieux texte issu des archives d’Impact Campus. Autour de 2010.

 


 

J’aime les portes. Certains colportent la rumeur que je ne les supporterais pas, mais c’est faux. Grâce à elles on peut voir midi à sa porte, prendre la porte et entrer par la grande porte. Elles nous ouvrent plusieurs portes, se portent à notre secours et parfois même nous transportent. J’affirme sans hésiter que sans l’apport des portes, le monde se porterait bien mal.

En revanche, il est important de revoir notre rapport avec les portes. Comme ces gens emportés par je ne sais quelle opportunité enfoncent les portes ouvertes de l’ascenseur comme des buffles, avec l’aplomb d’un porte-avion japonais naviguant en pleine Deuxième. Se comportant comme s’ils étaient seuls, vous devez vous écarter pour ne pas être portés au sol par ces porteurs de mauvaise foi qui vous pourchassent comme des sportifs en plein sprint. Ne serait-il pas plus poli, chers opportunistes du portail inoxidable, de laisser filer quelques secondes avant de vous déporter, vitesse TGV, vers vos confrères humains?

Observez également le comportement des porteurs de sac à dos qui s’emportent vers le portail de l’autobus, s’arrachant à l’emporte-pièce les quelques places assises du transport métallique, vous laissant, vous, le premier arrivé, faire le porte-manteau accroché au poteau. On ne vous portera pas plus d’égard lorsque ces mêmes badauds à carrures de portiers, lecteurs de musique portable sur les oreilles, vous bousculeront pour regagner la porte. Vous garderez le port fier, vous disant qu’ils ne l’emporteront pas au paradis, mais il faut porter le chapeau: en termes de mauvaise conduite, nous apportons tous parfois de l’eau au moulin. Certains plus que d’autres, néanmoins. D’autant plus que les véhicules Réseau de transport de la capitale comportent des autocollants invitant au civisme! Portez-y donc un peu plus d’attention. Ou bien prenez la porte.

Je pourrais m’emporter pendant des heures, contre les malotrus qui vous menacent de vous mettre en porte-feuille chaque fois qu’ils vous coupent au détour du portique, du portail, du portillon. Contre les portières qui s’ouvrent sans crier gare en travers de votre vélo. Je pourrais hurler contre ces portes automatiques qui s’ouvrent et se referment quand le moment n’est pas opportun. Mais certaines portes ne méritent cependant pas tant d’égards. C’est le cas des portes tournantes, moulinets déchaînés qu’on serait bien en mal d’enfoncer. Au mieux, vous vous emportez contre elles. Au pire, vous y perdez votre porte-document. Avec elles, vous ne cognez jamais à la bonne porte.

On fait un marché: je cesse les abus de langage, et vous, agissez donc avec un peu plus de civisme. Quand vous prenez la porte, sortez par la porte, portez des sacs, regagnez la porte, en fait, n’importe quand, pensez un peu aux autres.

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Juge mes résolutions

C’est l’histoire d’un nouvel an où je me suis dit qu’il faudrait que je recommence à donner mon avis ailleurs que dans des statuts Facebook. Parce qu’au fond, ce qui sépare l’humain de l’animal, c’est la capacité d’écrire sans hashtags. Et ça, ça vaut cher. J’ai donc pris la résolution de remettre des sandwiches dans le frigo. Nous savons d’avance que je ne maintiendrai pas cette résolution tout au long de l’année, mais nous ne nous en formaliserons pas. Lorsque Israël et la Palestine tentent d’arriver à un accord de paix, nous savons très bien que ça n’arrivera pas, mais nous saluons néanmoins l’effort. J’exige la même indulgence, rien de moins. Le cynisme, c’est pour l’année passée.

Parlant de cynisme, parlant de 2014. On le sait, l’année passée a été en quelque sorte une année de dompe. J’aurais pu trouver un mot plus joli ou même approuvé par l’OQLF, mais non, je maintiens mon point. Une année de dompe. Et on l’aura sur l’estomac longtemps. Le pire, c’est que rien ne semble indiquer que l’année 2015 sera vraiment meilleure. Alors nous avons deux choix: céder au cynisme ou encourager tout effort, si petit qu’il soit, pouvant aider à remettre le monde sur le sens qui tourne du bon bord. Ça serait une bonne résolution à prendre, ça.

Mais plus important encore. Je prends la résolution, pour 2015, de tenter de voir, comprendre et entendre chaque nouvelle, chaque événement et chaque péripétie de notre société malade dans son ensemble malgré le manque de contextualisation offert par nos médias. Je prends la résolution de me souvenir et de voir venir. Je prends la résolution de savoir exactement où je me trouve sur la ligne du temps et ce que les choses signifient non pas aujourd’hui mais dans le courant de l’histoire. Je prends la résolution de croire qu’un jour les gestes que nous aurons posé en auront valu la peine.

Pis je prends quelques résolutions en vrac:

  • comprendre pourquoi faut séparer le blanc de la couleur quand on fait du lavage, pis le faire
  • ne pas utiliser mon téléphone en marchant
  • arrêter de parler à SIRI dans les endroits publics
  • jouer de la flûte à bec dans des situations inappropriées (minimum 3 fois)
  • faire davantage de blagues bibliques
  • continuer de n’avoir jamais joué à FarmVille

Relié mais pas relié: depuis ma dernière contribution en mai dernier, il y a eu 8684 spam comments d’enregitrés sur le blogue. J’ai dû effacer la page “Concept” parce que c’est elle qui avait mangé la volée. No more.

Y’a une boîte de commentaires. Partagez-les donc, vous, vos résolutions!

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Juge mon pétage de coche contre des PDG colons

On les voit à la télé, les grands patrons des grandes corporations québécoises. Une ribambelle de mandarins entrepreneurs qui s’affichent aux nouvelles en HD pour crier qu’ils ont honte, honte d’être Québécois, honte d’être “sur le B.S.”, honte de vivre au crochet des autres provinces. On touche de la péréquation! Quelle honte! Quelle saleté! Faut vraiment être des Québécois: des assistés sociaux professionnels versés dans l’art de boire de la Laurentide en criant qu’y fait frette.

Et on les écoute. Les sages ont parlé.

Sauf que de leurs bouches y’a juste de la marde qui sort. Presque littéralement. Des excréments. Des vidanges.

Je vous gage que y’en a aucun dans le tas qui pourrait vous expliquer c’est quoi la péréquation.

C’est la même maudite stratégie alarmiste qui se répète, qu’on nous sert depuis le début de l’obsession du déficit zéro. Le Québec n’est pas en crise. L’IEDM, Lucien Bouchard et le Parti libéral vont vous faire peur, vous dire qu’on va perdre nos maisons pis nos foyers. Qu’on est trop endettés, trop lâches, trop pauvres, qu’on est pas capables de se gérer, qu’on est un petit peuple de morons. Pis que l’austérité c’est la voie à suivre. Après tout, ça semble avoir bien marché pour les Grecs! (Nope. Nope.)

Pis nous, les caves, on va gober ça comme si c’était la parole du Frère André.

Nous ne sommes pas pauvres.

Nous ne sommes même pas endettés tant que ça, toute chose mise en perspective.

La péréquation est une compensation pour les choix économiques d’Ottawa et sert à aplanir les inégalités à l’intérieur de la fédération canadienne.

La péréquation n’est RIEN en comparaison du magot que l’on perd à rester au Canada.

Nos actifs collectifs font notre force sociale et économique.

Ces gens là sont des abrutis qui devraient continuer de gérer leurs business en silence pis éviter de se mêler de ce qui les concerne pas.

Comme si le 1% avait besoin d’une bouche de plus à la TV…

Je vais vous dire ce qu’auraient dû dire des investisseurs, des entrepreneurs, des haut-cadres dignes de ce nom.

Ils auraient dû vous dire qu’on est toujours mieux servis par nous-mêmes. Ils auraient dû vous dire que le véritable succès c’est de ne pas dépendre d’autrui, de prendre nos décisions pour nous-mêmes. Ils auraient dû vous dire que nous sommes un peuple riche en savoir-faire, en ressources et en ingéniosité. Parce que c’est vrai. Et que c’est par cette richesse qu’ils ont fait fortune.

Le gars qui vient de vous traiter de peuple de B.S. emploie des étudiants au salaire minimum et les fait travailler huit heures d’affilée sans break pour s’asseoir. Il fait fortune en vous vendant des chips. Il est contre la gratuité scolaire parce que ça lui ferait perdre son opportunité de cheap labor.

En fait il aime ça des B.S. qui boivent de la bière pis achètent de la loterie. C’est comme ça qu’il s’engraisse sur votre dos.

Nous sommes les Québécois. Nous sommes fiers, riches, créatifs et travaillants et il faudrait que quelqu’un aille dire au gars des vues d’arrêter de donner une tribune à des bouches pleines de marde qui voudraient nous faire croire le contraire.

Merci. Je me sens mieux maintenant.

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Juge ma postmodernité

Dans un texte publié dans le Huffington Post et garni de signes de ponctuations en guise de mots méchants, Jérôme Lévesque-Boucher de CHYZ 94,3 FM a crié – que dis-je, hurlé – sa hargne et sa rage contre son iPhone et contre toute forme de téléphones intelligents. Pourquoi? Parce que son téléphone l’a réveillé de bonne heure le matin. À l’heure des poules et des dessins animés pour enfant. Avant l’heure d’ouverture du Maxi. Pendant Salut Bonjour. À l’entendre, on pourrait croire que les iPhones sont une conspiration de Gino Chouinard.

Je vais vous révéler mon secret. Mon truc pour bien vivre avec la technologie. Quand je dors, mon iPhone est en mode “silencieux”. C’est vraiment pas pire, le mode “silencieux”. C’est exactement comme le mode normal, mais “silencieux”. Même que si tu veux, tu peux enlever la vibration. Ça c’est comme le mode “silencieux” normal, mais en plus de ne pas faire de bruit, ça ne vibre pas non plus. Vous savez qu’est-ce que je ne prends pas le temps de mettre en mode “silencieux” quand je vais dormir? Mon téléphone à ligne fixe. Parce que c’est un artéfact que j’oublie, que j’ignore, que je n’utilise pas… jusqu’à ce que Québec Loisir m’appelle dessus à 8h le matin parce qu’on a le malheur d’être dans le bottin de téléphone. Chez les téléphones comme chez les humains, t’as pas besoin d’être intelligent pour faire chier le monde.

Jérôme continue sa plaidoirie.

Je m’explique: à part être une laisse tirée par des gens qui ne veulent pas vraiment te parler, mais qui veulent seulement se mêler de ta vie parce qu’il n’y a rien de bon à ti’vi, un téléphone intelligent, ça sert à quoi?”

Bon. Primo, les gens peuvent se mêler de ta vie même si t’as pas de téléphone intelligent. Le candidat de la CAQ qui nous a montré la topographie de son fessier, il avait pas besoin de iPhone pour faire ça. L’ordi de la bibliothèque et un appareil photo numérique faisaient la même chose. Secondo, le iPhone a un bouton “off”. Tertio, le iPhone ne vient pas built-in avec Facebook installé. La machine est un outil. C’est les individus qui se laissent dicter tout croche la façon de s’en servir.

J’ai un ami qui a repartagé candidement ce texte en disant “c’est pour ça que je garde mon vieux Blackberry en caoutchouc!” Sam, je te l’ai dit sur Facebook et je te le redis ici: le maudit clavier physique de ton hostie de Blackberry en caoutchouc fait que tu me pocketcall à toutes les maudites heures du jour et de la nuit. Les faux-appels que tu m’envoie à toutes les semaines sont probablement la feature la plus désagréable de mon iPhone, à part peut-être la facture.

Mais je ne juge ni Jérôme, ni Sam.

C’est normal d’être contre un phénomène social. Une transformation à grande échelle des habitudes de consommation et de communication, c’est inquiétant. La disparition progressive de la carte routière, de l’appareil photo, du téléphone public et l’avènement des conversations asynchrones et des plans de soirée ad hoc peuvent inquiéter des gens.

Comme les gens qui sont terrifiés par le cloud. Je sais, en français on doit dire “info-nuagique” ou “informatique nébuleuse”, mais fuck-off, j’appelle ça le cloud. Y’a des gens qui ont peur du cloud comme on a eu peur des guichets automatiques. “Ne mettez jamais vos informations dans le cloud! Des grandes corporations malicieuses vont vous analyser?”

Dude. Ta carte de guichet est analyse. Ton programme de récompenses Air Miles est analysé. C’est une question de temps avec que nos déplacements en voiture soit analysés. Pis sincèrement, oui y’a un cravaté quelque part qui fait la piasse avec ça, mais le préjudice personnel il est où?

Arrive à l’évidence: tes informations personnelles n’intéressent pers-fucking-sonne. Tu fais juste partie d’un truc qui s’appelle le Big Data, et sais-tu quoi? Le Big Data il va exister avec ou sans toi. Sérieusement, j’ai pas trop de stress à mettre mes travaux de maîtrise sur Dropbox. J’ai pas trop peur au vol de propriété intellectuelle.

Pis au pire si c’était le cas? Encrypte ta shit. Fais tes devoirs. C’est pas dur. C’est aussi facile que de s’acheter un protège-carte de crédit en plomb. Ou un collier en bois de noisetier avec la photo de Marcel Leboeuf dessus. Pis sais-tu quoi? Dans les trois cas, t’as l’air tout aussi jambon.

L’art postmoderne et la pensée sociale postmoderne sont toutes deux marquées par une rupture avec la notion de progrès, un scepticisme envers la technologie et une surévaluation de l’importance du soi. “Éloignez de moi cet accessoire technologique qui me dénature et fait de moi un être vide et décharné! Débranchez-moi de la Matrice à l’instant!”

J’ai des ptites nouvelles pour vous.

La Matrice se sacre complètement de vous.

Jouez votre show unplugged si ça vous tente, mais venez pas chigner si y’a personne à votre fête.

P.S.: Si tes amis sont obligés de tout prévoir à l’avance à la minute près et ne peuvent pas déroger de leurs plans parce que t’es la seule personne à pas avoir accès à un réseau on-the-go, ben tu ralentis le groupe. Ça fait pas de toi une mauvaise personne, mais sois reconnaissant que tes amis endurent ça.

P.P.S.: C’est correct de refuser de payer cher pour un service qui te rendra pas heureux, pour une bebelle que tu veux pas ou parce que tu penses être électrosensible ou que tu veux pas que le fantôme de Steve Jobs lise tes textos cochons. On s’en fout de tes raisons. Tes choix c’est tes choix, t’es juste pas obligé de les brandir comme un drapeau.

P.P.P.S.: Sam arrête de me pocketcaller la nuit.

P.P.P.P.S.: Non, Québec Loisir, je n’achèterai pas d’abonnement à votre club de merde.

P.P.P.P.P.S.: J’ai rien contre toi, Jérôme Lévesque-Boucher. Je te connais pas, mais t’as l’air d’être un gars qui aime les chiens, et j’ai beaucoup de respect pour ça.

P.P.P.P.P.P.S.: Mais si t’as vraiment eu l’idée de prendre en photo le tas de ton chien, c’est que t’es un peu weird.

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